Conseils face à la pratique de la méditation de pleine conscience (MPC)

 

  • Déterminer en début de semaine des moments de pratique formelle et les inscrire à l’agenda. Puisqu’il qu’il n’est jamais urgent de méditer, si on ne le planifie pas, il ne fera pas la liste de nos priorités.
  • Par contre, la MPC ne devrait pas être perçue comme une autre tâche à rajouter à l’horaire, mais plutôt une attitude globale à développer face à la vie et à la succession de moments vécus, certains plaisants, d’autres sources de souffrance. Une attitude nous permettant de donner un sens à notre existence et de mieux vivre les aléas de nos vies en mouvement.
  • La MPC est aussi un refuge toujours disponible, lorsque l’on a besoin de se retrouver, de se comprendre intimement, de prendre du recul, de laisser tomber la poussière pour y voir plus clair, de s’accompagner dans les moments les plus difficiles, de ne pas se sentir seul.
  • Cela demande un entraînement, comme un jardin que nous cultivons et qui deviendra notre havre de paix.
  • La pratique de la MPC doit se faire régulièrement, si l’on souhaite développer nos capacités à bien vivre nos émotions, à faire le ménage régulièrement, à ne pas accumuler des émotions et des insatisfactions, à demeurer connecter à soi à son corps et à bénéficier des effets positifs sur notre santé mentale et physique.
  • Idéalement s’entraîner quotidiennement à la MPC, surtout les trois premiers mois. Par la suite, quatre à cinq fois par semaine et à chaque fois qu’on en ressent le besoin.

 

Pendant les pratiques,

 

  • Ne pas avoir d’attentes, accueillir chaque moment tel qu’il est, se rappeler que le but n’est pas de relaxer, ni de passer un moment agréable, mais plutôt d’aiguiser votre conscience à être pleinement attentive, acceptante de tout ce que procure chaque instant. Accepter le moment tel qu’il est, imparfait, avec les inconforts, les tensions musculaires, les  douleurs.
  •  Ne pas tomber dans les jugements, ni dans la performance (je fais bien; j’ai réussi, j’ai échoué, je suis nul, je suis bon). Une pratique ne peut être ni réussie, ni ratée. On a pratiqué la MPC aujourd’hui ou on ne l’a pas pratiqué. À chaque jour, nous observons des mouvements différents de notre cerveau : agitation, chaos, calme, silence…
  • Adopter un regard observateur, doux, gentil et bienveillant envers soi-même.
  • Lâcher le passé, parfois source de regrets; lâcher le futur, parfois source d’inquiétudes. Se tourner vers l’instant présent.
  •  Renoncer à éviter le désagréable, à se rapprocher et à vouloir prolonger l’agréable.
  • Renoncer à réagir, à bouger sans réfléchir, par automatisme.
  • Revenir cent fois, mille fois à la position de l’observateur conscient, accueillant et bienveillant.

 

Pratique de MPC, je débute : Par quoi commencer?

 

  • Se familiariser avec l’expérience de rester assis, immobile, les yeux fermés.  En vivant toute l’expérience! Même les parties que nous n’aimons pas, surtout ces parties…
  • Apprendre à résister à l’automatisme de réagir rapidement sans réfléchir, en se grattant, en ajustant notre position.
  • Apprendre à observer et distinguer les deux modes de fonctionnement dans diverses circonstances.

 

Pratique de MPC, j’ai débuté : Je fais quoi par la suite?

 

  • Élargir la pleine conscience à certains moments de la journée (manger, faire du yoga, brosser ses dents en pleine conscience, etc.)
  •  Apprendre intensifier notre attention au moment présent, s’arrêter pour l’absorber, s’imprégner de lui, au lieu de vouloir le changer ou le fuir (par nos actions ou nos pensées).
  •  Apprendre à ressentir au lieu de penser à ce que je ressens. Me placer consciemment, volontairement dans ce mode dont je n’ai pas l’habitude. Ressentir tout mon corps sans mot, écouter les bruits comme si c’était la première fois (pas en référence c’est une auto). Ressentir mes émotions sans les nommer. (mettre des mots sur les émotions est très utiles, les deux modes sont complémentaires, car parfois les mots ne peuvent décrire avec justesse toute la complexité de ce qui se passe en nous).
  •  Varier la pratique, MPC sur le souffle, les sons, le scan corporel, la compassion, etc..
  •  Poursuivre les enseignements avec un professeur spécialisé en MPC.
  •  Participer à des retraites en MPC.

 

 

Lectures suggérées

Méditer jour après jour de Christophe André (livre et cd de méditation).

Méditer 108 leçons de pleine conscience de Jon Kabat-Zinn (livre et cd de méditation).

Trois minutes à méditer de Christophe André (livre et cd de méditation).